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Section du Lot et Garonne

Photographie de la dernière activité

Obsèques du colonel Henri CARIOU

Le colonel Henri CARIOU, notre compagnon, est décédé le 27 août 2021, dans sa 89ème année. Cette issue fatale marque la fin d'une vie consacrée en grande partie au service de la France, au sein de l'Armée de l'Air et de l'industrie aérospatiale. Ses obsèques ont eu lieu à Casteljaloux le mardi 31 août.
Il était né le 21 août 1932. Son baccalauréat «math» en poche, il s'engage dans l'Armée de l'Air en 1952 il y passera 32 années de sa vie. Officier diplômé de l'école de l'Air en 1956, puis de l'École Militaire de l'Énergie Atomique de Cherbourg en 1966, il obtient le diplômé du Centre Supérieur Aérien de Paris en 1982.
Il était la fois un chef, meneur d'homme, et un ingénieur, expert dans les domaines de la sécurité, de la protection et du nucléaire. Des compétences rares et très prisées dans cette période de la guerre froide.
Jeune officier, il commande en 1958-1959 une unité isolée de 80 hommes en Algérie (Sud-Est constantinois), puis, de 1959 à 1962, il assure l'encadrement de 400 hommes sur la base aérienne d'ORAN toujours en Algérie.
De 1962 à 1968, il est directeur d'un centre d'instruction il y dispense des cours de physique, chimie organique, protection nucléaire et radiologie.
Il est ensuite responsable de la protection défense nucléaire et incendie des bases aériennes nucléaires de CAZAUX et MONT de MARSAN, de 1968 à 1974.
En état major de région à Aix en Provence de 1974 à 1979, il est responsable de la sécurité de 14 bases aériennes dont le plateau d'Albion.
De 1979 à 1982, Il est directeur des services généraux de la base aérienne de Dakar-Ouakam au Sénégal.
Affecté à l'état major de la 1ère région aérienne à METZ de 1982 à 1984, il est responsable de la protection nucléaire et chimique de 12 bases aériennes.
En 1984, après 32 années dans l'Armée de l'Air et un stage de dirigeant d'entreprise, Henri CARIOU redevient «civil» et débute une nouvelle carrière en qualité d'ingénieur à la Société Européenne de Propulsion (SEP), qui développe entre autres les moteurs des lanceurs spatiaux Ariane 4 et 5.
En 1994, il a 62 ans, l'âge de la retraite, mais c'est aussi l'âge de nouveaux engagements associatifs et même politique, en tant que conseiller municipal de la ville de Casteljaloux. Chevalier de la Légion d'honneur il a parfaitement illustré les principes de «l'honneur en action» : très impliqué dans la vie associative, il est président de l'Union Fédérale des Anciens combattants et victimes de guerre de Lot et Garonne de 1998 à 2006, administrateur de l'Office national des anciens combattants (ONAC) de 2007 à 2011, et président du comité «Marmande Tonneins» de la Société des Membres de la Légion d'Honneur de 2002 à 2011.
Droit et rigoureux, très ouvert, très respectueux, toujours à l'écoute, il répondait toujours présent conférencier, pédagogue, il aimait partager ses connaissances.
C'est un homme de devoir, un grand serviteur de la France que nous venons de perdre.


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